Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 05:02

     Olivier Ertzscheid,  maître de conférence en sciences de l'information  nous présente sur son site la situation des jeunes enseignants après un mois de septembre où ils ont été mis en présence d'élèves, sans formation professionnelle aucune, si ce n'est leur formation universitaire, leur master. Et ce qu'il relate démontre combien notre système d'éducation est vraiment attaqué à l'heure actuelle et ceux qui  contribueront à le faire vivre demain, les jeunes enseignants. Il nous parle du cas de Laurence qui a vraiment du mal avec ses classes difficiles auxquelles elle n'a jamais été préparée, les IUFM (Instituts de Formation des maîtres) ayant disparu.


 "Laurence a reçu une lettre. Une lettre de l'inspecteur d'académie. Dans sa lettre l'inspecteur lui écrit : "Laurence, si vous ne vous sentez pas capable de faire ce métier, il faut démissionner." C'est vrai quoi, les places sont chères, et il y a sûrement plein de Claire qui attendent un poste. Dans sa lettre l'inspecteur lui écrit aussi : "Laurence, les elèves ont le droit d'avoir devant eux des enseignants compétents".


Lire l'article entier en cliquant sur ce lien

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Nadine Lanneau, prof documentaliste - Publié dans : Système scolaire, école
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 20:58

Lire sur le site du Crap-Cahiers Pédagogiques

       "Le CRAP-Cahiers pédagogiques serait-il devenu à moitié inutile ? C'est en tout cas le message que le ministère de l'Éducation nationale nous envoie ce jour en annonçant la suppression de la moitié de la subvention permettant le paiement des deux enseignants en détachement dans notre association dès la rentrée de septembre.
       Depuis les années 80, l'Éducation nationale accordaient à quelques enseignants du temps à consacrer pour les activités de l'association, sous forme de décharges ou de mises à disposition. Depuis la rentrée 2009, il s'agissait de deux pleins-temps en situation de détachement, c'est-à-dire employés par l'association et payés grâce à une subvention compensatoire versée par le ministère. C'est cette subvention qui est  réduite de moitié.

      Ces deux enseignants, Patrice Bride et François Malliet, s'occupent de toutes nos publications (la revue elle-même, les hors-séries, le site) et des autres activités de l'association (gestion au quotidien, activités publiques, etc.). La suppression de l'un de ces deux plein-temps ne peut que nous contraindre à réduire considérablement nos activités, alors même que, à voir en croire l'augmentation de la diffusion de nos publications depuis quelques mois, nous étions dans une dynamique encourageante.

      L'annonce de cette décision le vendredi 2 juillet avec effet au mois de septembre nous met dans une situation très difficile : comment s'organiser pour assurer la fabrication de nos publications malgré tout dans un délai aussi court ? 4400 abonnés, dont de nombreux établissements scolaires, nous font confiance pour mettre à leur disposition une revue de haut niveau, d'une qualité jamais remise en cause ; 4000 personnes consultent quotidiennement notre site internet pour y trouver des ressources, des informations utiles dans leur métier ; 2000 personnes passent commande chaque mois sur notre site pour acquérir d'anciens numéros ou des hors-séries ; trois salariées travaillent quotidiennement pour la gestion, secrétariat et comptabilité, de toutes ces activités. Supprimer un poste de détaché,c'est nous contraindre à remettre en cause nos engagements, c'est menacer des emplois.

     

      D'un point de vue personnel, pour les enseignants concernés, apprendre subitement que tous les projets engagés sont remis en cause, qu'il faut envisager brusquement une réintégration alors que les mouvements de mutation sont clos est également un coup dur.

      Ces deux postes d'enseignants sont à la fois essentiels pour assurer la pérennité de nos activités, et dérisoires à l'échelle d'un ministère employant des centaines de milliers de personnes. La décision de
 supprimer la moitié de ces postes ne peut qu'être interprétée que comme un acte d'hostilité à notre égard, comme une marque de dédain stupéfiante vis-à-vis de nos activités.
 
      Nous avons la prétention de croire que l'activité des enseignants détachés pour le CRAP-Cahiers pédagogiques est utile pour l'école, bien  autant que ce qu'ils peuvent faire dans une classe, qu'il ne s'agit pas d'une dépense superflue dont on pourrait se passer sans dommage en  période d'austérité.

      L'école a besoin de pédagogie, a besoin des mouvements pédagogiques. Nous demandons instamment au ministère de l'Éducation nationale d'au moins suspendre cette décision.

      Nous avons besoin de votre soutien !"

 Philippe Watrelot
 Président du CRAP-Cahiers Pédagogiques
 tel 06 74 99 96 90

Par Nadine Lanneau, professeur documentaliste - Publié dans : Brèves, annonces, actualités
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 10:33

   Sur le site de l'AFL qui a changé de look, une rubrique dans la colonne de droite permet de poser des questions et de recevoir des réponses :

 

   "Vous démarrez dans le métier d’enseignants ou vous souhaitez modifier votre enseignement  de la lecture et d’écriture, vous êtes responsables de formation et vous cherchez à diversifier ou intensifier vos sources, vous êtes parents, bibliothécaires, élus... et vous vous demandez comment sont formés les lecteurs d'une société... cet espace est à votre disposition. Vous posez votre question et des militants de l’AFL s’efforceront de vous apporter des éléments de réponse."

 

 

Cliquer ici pour accéder au site.


Par N. Lanneau prof doc - Publié dans : Brèves, annonces, actualités
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 09:31
   Les professeurs documentalistes s'ils veulent assurer leur mission de formation auprès des élèves, doivent intégrer les nouveaux réseaux sociaux : les blogs, les facebook et twitter, sans parler de tous ceux non encore advenus. Ce sont des réseaux de communication dans lesquelles se perdent les ados diront de trop nombreux esprits chagrins : nous devons les subir parce que nous n'avons aucune prise dessus. Eh bien, non, nous pouvons et même nous devons, tous enseignants confondus, faire nôtres ces nouvelles formes de convivialité, d'écriture et de lecture si nous voulons assurer notre rôle d'éducateurs.

   En effet, c'est de l'intérieur, en les utilisant nous-mêmes que nous les connaîtrons mieux et pourrons être des personnes ressources auprès des jeunes ; que nous pourrons le mieux les faire réfléchir sur l'usage qu'ils en font : en ont-ils bien compris les règles ? Maîtrisent-ils ces techniques, synonymes pour eux de liberté et de créativité ? Réalisent-ils à quel nouvel espace elles renvoient et ce qu'elles sous-entendent ? Elles ne vont pas de soi. Et comme pour  tout, elles ont leur face claire et leur face sombre. Naviguons donc sans crainte mais avertis.

   Pascal Duplessis, professeur documentaliste formateur à l'IUFM des Pays de la Loire écrit sur son blog  à propos de l'enseignement info-documentaire, l'apprentissage de la culture de l'information :
"L
’enjeu n’est ni plus ni moins que l’insertion sociale et culturelle à la société dite de l’information, le mandat pédagogique de l’enseignant-documentaliste est en pleine mutation."
"
L’entrée par les usages, qui vise à instaurer des pratiques efficaces, éclairées et responsables en référence et en réponse à des pratiques informelles souvent ignorantes, constitue l’une des pistes à explorer en priorité."
Immense chantier... surtout que l'Institution n'est toujours pas au rendez-vous.
A lire sur le site.


Par Nadine Lanneau, professeur documentaliste - Publié dans : Apprentissages info-documentaires 2009-10
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 08:58
Sur un forum une personne se plaignait de ne lire que 24 000 mots/heure. Ma réponse a été celle-ci et je la complète :

   Je lis sur Internet en croisant plusieurs sites sur la  lecture rapide :
- Lecture orale (9000 mots à l 'heure) de même pour l'écoute de la radio ou du journal tv qui est de 9000 mots entendus à l'heure. C'est la lecture oralisée, telle que la pratiquent la majorité des élèves alphabétisés. Souvent, ils prononcent réellement leur lecture, parfois ils la prononcent intérieurement en bougeant légèrement les lèvres ; souvent ils font illusion alors qu'ils prononcent intérieurement et que l'on pourrait sentir leur gorge vibrer signe que physiquement "ça parle". La lecture n'est pas un langage pour l'oeil dans ce cas mais pour l'oreille et ce langage ne parvient pas directement au cerveau, de l'oeil au cerveau.
- Lecture visuelle (de 15 000 à 100 000 mots à l 'heure). C'est la voie directe. Le langage de l'oeil au cerveau.
Un lecteur lent déchiffre 15 000 mots à l 'heure / un lecteur moyen, 36 000 mots / un lecteur rapide jusqu'à 100 000 mots"
 Mais il vaudrait mieux parler de lecture flexible, associant vitesse et compréhension :
"La lecture efficace se rapproche donc plus de la lecture flexible que de la lecture rapide.
Un indice d'efficacité est un moyen puissant et synthétique de caractériser le comportement de lecteur
puisqu'il maintient l'équilibre entre une lecture rapide qui retient l'essentiel et une lecture plus lente attentive aux détails". Robert Boyer Actes de lecture déc 92 N°40


   Et je renvoie au site de l'Association Française pour la Lecture qui propose un dossier sur la voie directe :
"
il nous semble que le concept de voie directe a été dénaturé. Aussi consacrons- nous ce dossier à la définition que l'Association Française pour la Lecture en a toujours donnée : l'apprentissage linguistique d'un langage écrit, l'apprentissage de la langue écrite en tant que système fonctionnant de manière particulière et autonome, accessible à la compréhension du lecteur sans aucune nécessité de décodage."

Par Nadine Lanneau, professeur documentaliste - Publié dans : La lecture
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 16:51
   Le Monde du 18/03/2010 nous l'assure : "Les élèves ne sont pas aussi à l'aise qu'on veut bien le dire avec Internet". En gros, ils sont à l'aise avec la communication sur les réseaux sociaux (blogs, facebook, twitter) mais ils ne maîtrisent pas à la sortie du lycée les outils de la recherche documentaire. Des professeurs de discipline et des professeurs documentalistes interrogés font part de leur constat : Le copier coller va de soi, on ne s'interroge pas sur la validité des pages web consultées, on ne fait pas preuve d'esprit critique.
  Les professeurs documentalistes ont pour mission d'éduquer les élèves à la culture de l'information. Mais il leur est bien difficile, parfois impossible à l'heure actuelle de mener à bien cette mission d'un niveau de classe à un autre. D'abord parce qu'ils sont trop souvent seuls à exiger des élèves qu'ils s'interrogent sur leurs sources et qu'ils les citent lorsqu'ils font une recherche ; ils sont trop souvent seuls à 
expliquer qu'il faut tenir compte du droit d'auteur et du droit à l'image ; il sont trop souvent seuls à demander que les élèves reformulent avec leurs propres mots au lieu de compiler (excellent exercice de français pourtant). C'est à une équipe soudée sur des objectifs communs que les élèves devraient avoir à faire. On pensait que l'institution du B2I (Brevet Informatique et Internet) irait dans ce sens mais hélas, il n'en est rien :

   "
Mais les profs ne sont pas tous sensibilisés ni formés aux enjeux de cette culture informationnelle. Il manque un "programme" précis de connaissances et de compétences info-documentaires, sur lequel s'appuyer dans toute la scolarité et toutes les matières, pour que les outils de communication et d'information entrent à l'école, mais surtout que les élèves en soient utilisateurs intelligents, et non passifs" déclare Claire Bos, professeur documentaliste.

Car malgré les annonces répétées sur le tout-numérique, - encore dans la circulaire de rentrée de 2010 -,  la formation à la culture de l'information est complètement occultée,  de l'école primaire où tout devrait commencer aux classes du lycée.

  J'ajoute que nous, les professeurs documentalistes recevons des injonctions de la part de nos IPR pour finalement faire preuve de  militantisme, entraîner, former nos collègues, au moins les amener à réfléchir à l'importance de cette culture dans notre société. Le Conseil pédagogique devrait d'ailleurs être le lieu, entre autres, de cette réflexion pour qu'ensemble, l'on décide qu'il faut former les élèves de manière cohérente et raisonnée.  Encore faut-il être entendu... Nous baignons pour l'instant, dans l'illusion et le faire semblant.

"
Nous espérons des avancées institutionnelles (d'autres pays l'ont fait)." conclut Claire Bos.  En effet, pourquoi pas la France ? D'où viennent toutes ces résistances ?
Par Nadine Lanneau, professeur documentaliste - Publié dans : Apprentissages info-documentaires 2009-10
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 07:13
A lire aussi absolument le texte du colloque "La question du collège" à Bordeaux le 24 septembre 2003 avec Hubert Montagner, directeur de recherches à l'Inserm.
"Aucune pédagogie ne peut permettre aux enfants-élèves d’accéder au savoir et à la connaissance si elle ignore les processus  en amont  qui les empêchent de mobiliser leurs ressources intellectuelles, de comprendre et d’apprendre, quelles que soient la qualité et les compétences des pédagogues. "
Par Nadine Lanneau, professeur documentaliste - Publié dans : Système scolaire, école
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 06:07
La circulaire de rentrée 2010 vient de sortir. Nous y lisons dans la partie "école primaire" :

"Avec le concours des corps d'inspection, les inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'Éducation nationale, soutiendront et accompagneront les projets d'école qui prendront explicitement en compte l'aménagement du temps scolaire pour en améliorer l'efficience, dans le respect des rythmes de l'enfant : semaine de neuf demi-journées, horaires décalés, articulation avec l'accompagnement éducatif, etc."

Verrons-nous enfin abandonnée la semaine de quatre jours si néfaste pour les élèves, en particulier les plus en difficulté ? On se souvient que le ministère l'a  imposée il y a peu. Suivant un mouvement de la société (les parents voulant partir en week-end le samedi), on a regroupé toutes les heures sur quatre jours, sauf le mercredi et le samedi. Comme  y a été ajouté le nouveau dispositif "accompagnement éducatif", à la pause de midi ou le soir après la classe, ces jours-là sont devenus pour certains élèves - toujours les mêmes, les plus défavorisés et en difficulté - quatre jours à rallonge.
Mais dans cette circulaire, il est dit que l'initiative doit revenir aux écoles et aux conseils d'écoles qui décideront du rythme de la semaine. Même s'il y a un encouragement de la part du ministère à abandonner la semaine à quatre jours, la partie n'est pas encore gagnée.


Il est grand temps que la raison l'emporte et que les chrono-biologistes comme Hubert Montagner  soient enfin entendus :
"
Nous avons demandé à Hubert Montagner, ancien directeur du laboratoire de psycho-physiologie de la Faculté des Sciences de Besançon, et spécialiste reconnu des rythmes biopsychologiques des enfants, de présenter rapidement les acquis de la recherche scientifiques sur les rythmes. Libre à chacun ensuite de comparer avec l'organisation de l'année scolaire, marquée en France par un nombre d'heures important sur un nombre de jours faibles."

Par Nadine Lanneau - Publié dans : L'Elève
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 19:17
Elsa est un logiciel d'entraînement à la lecture qui permet à l'élève à partir du CE2 jusqu'au lycée de travailler les sept compétences de la lecture.
Il existe aussi un entraînement spécifique pour les adultes avec une autre bibliothèque de textes.

Cette année, j'utilise Elsa dans mon collège lors de l'accompagnement éducatif à la pause de midi après le repas avec six élèves de sixième repérés en difficulté. Je n'ai que six élèves parce que je n'ai que six ordinateurs au CDI.
Ils passent sur le logiciel pendant une vingtaine de minutes et notent leurs résultats dans un petit dossier que je leur ai confectionné. Ils peuvent ainsi voir leurs progrès, parfois leurs régressions, ce qui est normal... Ils apprécient beaucoup cette façon de travailler les textes qui proviennent de livres de jeunesse, fiction ou documentaires.
On peut s'informer sur les composantes des différents exercices sur le site de l'AFL (Association Française pour la Lecture).


Par Nadine Lanneau - Publié dans : La lecture
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 09:43
L'Association française pour la lecture publie une nouvelle parution sur les documentaires pour petits : "Haut(s) les docs !"
"
À travers la présentation de plus de 300 titres actuels, une équipe d’enseignants interroge les premiers albums chargés d’apporter des savoirs. Ce qui différencie les livres, en général, ce n’est pas leur genre (documentaire ou fiction) mais l’art de partir des impressions enfantines pour aller au-delà grâce aux langages employés : image et texte dans les albums ne se complètent pas, ne rivalisent pas, ils s’outrepassent pour faire émerger du sens en perpétuel devenir." (Note de l'éditeur).

Sur le site de l'AFL

Ce livre fait suite à "Aux petits enfants les grands livres" publié en 2007
Par Nadine Lanneau - Publié dans : Livres
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