Les réformes à marche forcée !

Publié le par Nadine Lanneau

Le ministre de l'Education Olivier Darcos accélère les réformes et veut en terminer au plus vite. Il est vrai que notre système éducatif a bien besoin d'une restructuration s'il veut donner ses chances à TOUS les élèves et ne plus en laisser 150 000 sans diplôme et qualification à la fin de l'école première : le primaire et le collège, en fin de troisième. Signalons justement au passage que "l'école première" n'existe pas en France comme dans les pays qui réussissent mieux (la Finlande par exemple) et que nous connaissons toujours la coupure école primaire-école secondaire. Si le ministre fait ses réformes à marche forcée, de nombreux élèves sont, eux, depuis longtemps, obligés de suivre les études également à marche forcée et se perdent en chemin.

Le ministre se perdra-t-il lui aussi et échouera-t-il à réformer l'Ecole ? Pour le moment, c'est réformes sur réformes : l'école primaire, ses nouveaux programmes pleins de nostalgie pour l'école d'autrefois donc retour aux années soixante où l'on (aux plus hauts niveaux de la hiérarchie) réfléchissait pourtant à "comment sortir du dressage ?";  la journée à quatre jours généralisée, l'accompagnement éducatif, la grande réforme du lycée, et la réforme de la formation des enseignants avec le passage à la mastérisation pour tous  et la disparition des IUFM de fait.
Notons que les fédérations de parents d'élèves par exemple ne sont pas convoquées dans la grande discussion sur le lycée que le ministre prétend réaliser sur le modèle du lycée finlandais : autonomie des élèves pour mieux les responsabiliser, modules, moins d'horaires de cours, plus d'accompagnement. Mais, font remarquer tous les syndicats, les mouvements pédagogiques et éducatifs,  en Finlande, il a fallu au moins une année de concertation pour faire démarrer la réforme qui s'est mise en place progressivement à partir de 1994. En France, ne peut-on mettre un coup de frein pour se donner le temps de bien peser les décisions ? Pourquoi cette précipitation ?

L'association Café'In Saint-Orens, association de café-débats de Saint-Orens de Gameville dans la banlieue toulousaine veut mettre son petit grain de... café dans le débat et invite tous les citoyens intéressés, et pas seulement les enseignants, à venir discuter de l'avenir du Service Public d'Education. C'est l'avenir de notre école, de celle de nos enfants, petits-enfants, etc. qui est en jeu...

"Ecole Française, mauvaise élève ?"
le mardi 21 octobre 2008 à Saint-Orens (31) à l'Espace jeunes, à 20h45.
au centre de Saint-Orens de Gameville, sur la route de Revel, en face de la mairie et près de l'école Henri Puis (parkings)



Les invitées seront :

Eveline Charmeux : professeur agrégée de grammaire, elle a formé les enseignants d’abord à l’Ecole Normale (d’Amiens puis de Toulouse) puis lors de l’installation des IUFM en remplacement des Ecoles Normales, elle a été professeur à l’IUFM de Toulouse. Elle a été également formateur de professeurs de collèges à la MAFPEN de Toulouse. Elle a travaillé 25 ans comme chercheur à l’INRP (Institut National de Recherche Pédagogique ) à Paris. Elle est actuellement à la retraite mais toujours très active.


Nicole Delvolvé : professeur des universités en psychologie et chercheur en ergonomie du monde scolaire. Auteur de livres pour les parents d’élèves et pour les enseignants

Entrée libre et gratuite.

Compte rendu du débat et podcast

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